Le Flexi en impression 3D : qu’est-ce que c’est et comment ça marche ?

On entend de plus en plus parler d’impressions « flexi » dans l’univers de la 3D. Ce terme, souvent associé à des pièces souples ou articulées, couvre en réalité deux approches distinctes mais complémentaires pour créer des objets qui ne sont pas rigides.
Alors, qu’est-ce que le « flexi » et comment est-il possible de donner de la souplesse à du plastique ?
La flexibilité grâce au filament
C’est la méthode la plus directe : utiliser un filament flexible par nature. Le plus connu est le TPU (polyuréthane thermoplastique).
Le filament TPU possède des propriétés élastiques et une résistance à l’abrasion qui le font ressembler à du caoutchouc. Un objet imprimé en TPU peut se plier, se tordre et absorber les chocs, avant de revenir à sa forme initiale.
- Comment ça marche ? L’imprimante chauffe le filament TPU, qui, une fois déposé, reste souple et élastique.
- Pour quels objets ? Cette technique est idéale pour les pièces fonctionnelles qui doivent résister aux impacts ou aux déformations, comme les coques de téléphone, les joints d’étanchéité, les bracelets de montre ou les pieds anti-vibration.
- Défis : Le TPU est plus difficile à imprimer que le PLA, car sa souplesse peut entraîner des bourrages d’extrudeur. Il nécessite une vitesse d’impression très lente et des réglages spécifiques.
La flexibilité grâce au design
C’est une approche plus subtile et très créative. Elle consiste à imprimer un objet flexible en une seule pièce, en utilisant non pas un filament souple, mais un filament rigide comme le PLA. La flexibilité ne vient plus de la matière, mais de la conception de l’objet.
Deux techniques sont particulièrement populaires :
Les objets articulés
Ce sont des modèles, comme le célèbre dragon articulé, conçus pour être imprimés en une seule fois. Les différentes parties sont reliées par de minuscules articulations qui ne sont pas soudées entre elles. Une fois l’impression terminée, il suffit de bouger la pièce pour que les articulations se libèrent, et l’objet devient alors entièrement flexible et mobile.
Les charnières vivantes (« Living Hinges »)
Cette technique consiste à créer de fines bandes dans une pièce par ailleurs rigide. Ces bandes sont si minces qu’elles peuvent se plier des milliers de fois sans se casser, agissant comme une charnière pour des boîtes, des rabats ou des étuis.
- Comment ça marche ? L’imprimante dépose le filament de manière à créer des liens fins qui se plient, ou des pièces articulées non connectées.
- Pour quels objets ? Idéal pour des pièces qui nécessitent un mouvement sans assemblage, comme des jouets, des gadgets ou des objets de décoration qui s’articulent.
En résumé, le terme « flexi » en impression 3D peut désigner deux choses très différentes :
- L’impression d’un objet en matériau flexible en TPU pour sa résistance et son élasticité.
- L’impression d’un objet rigide en PLA avec un design intelligent qui lui confère des propriétés articulées ou pliables.
Ces deux approches ouvrent des possibilités créatives infinies, et permettent de créer des pièces fonctionnelles, durables et uniques.
De nombreuses plateformes en ligne regorgent de modèles gratuits ou payants de flexi, prêts à être téléchargés et imprimés. Consulter notre article : « Où Trouver des Fichiers 3D STL gratuit pour l’Impression 3D ? Les Meilleures Plateformes »